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La disparition du stationnement pour piétons déchire Limoilou

Photo : Le stationnement pour piétons de la 3e Avenue

(Crédit photo : Groupe A / Annexe U)

La SDC 3e Avenue réfute les critiques qui lui sont formulées après la vente du stationnement pour piétons à un organisme de Montréal, malgré trois éditions couronnées de succès sur l’artère commerciale.

Dans une longue déclaration sur Facebook, le président du conseil d’administration de la Société de développement commercial (SDC) 3e Avenue, Nicolas Marcoux, se défend de s’être départi de la place publique sans avoir consulté ses partenaires.

Il soutient que les partenaires majeurs à l’origine du projet, soit Monlimoilou.com, la Caisse Desjardins de Limoilou, la firme d’architecture Groupe A / Annexe U et Rénovation Séquoia ont été avertis dès l’été 2016 des incertitudes entourant la pérennité de la structure.

La SDC 3e Avenue justifie la vente par les coûts importants d’entretien du stationnement pour piéton, ainsi que des modifications importantes qui devaient être apportés après l’ajout d’une bande cyclable sur l’artère commerciale. «Chiffres à l’appui, nous évaluons à près de 8000$ le coût annuel d’opération de l’aménagement. C’est un montant que la SDC n’a pas les moyens d’assumer seule», déclare M. Marcoux.

Imbroglio

Le président prétend également que le «stationnement pour piétons ne nous a jamais été cédé. Dans les faits, il a toujours appartenu à la SDC. (…) La propriété intellectuelle des concepteurs se résume au fait que nous ne pouvons pas modifier la structure ou en reproduire le concept sans leur autorisation.»

Le fondateur de Monlimoilou.com, Arnaud Bertrand, avait plus tôt écrit dans un éditorial que «la SDC 3e Avenue a décidé de vendre un bien qui lui a été cédé gratuitement, sans avoir consulté au préalable les partenaires initiaux du projet et sans avoir pris en compte la propriété intellectuelle des concepteurs.»

M. Bertrand, dont l’équipe est l’instigatrice du stationnement pour piétons, met en doute la façon de faire de la SDC et se demande si tout a été tenté sauver le projet. «Comment se fait-il que toutes les heures bénévoles investies dans le projet et les sommes importantes de la part des partenaires d’origine (plus de 30 000 $) n’aient pas été reconnues ?», questionne-t-il.

4 avril 2017