Écoute en direct |

Nouvelles

RTC : les chauffeurs répliquent à Labeaume (audio)

Un autobus du RTCLe président du syndicat des chauffeurs du Réseau de transport de la capitale (RTC), Ghislain Dolbec, affirme que ses membres n’ont «pas à avoir honte de leurs conditions de travail».

Le représentant des chauffeurs réplique ainsi au maire de Québec, Régis Labeaume, qui a menacé mercredi de dévoiler leurs conditions de travail et mis en garde contre la «révolte» de la population.

« Il y a des bonnes conditions», convient M. Dolbec, mais il soutient que le travail de chauffeur comprend aussi «des exigences qui sont assez particulières». Il se défend de vouloir prendre la population en otage.

 
Le président du syndicat et le président du RTC, Rémy Normand, ont tour à tour lancé un appel au calme et affiché leur volonté de poursuivre les négociations malgré l’avis de grève.

Vers une grève le lundi 13 mars

Le président Ghislain Dolbec a confirmé, jeudi, le dépôt d’un avis de grève générale illimitée pour un arrêt de travail qui débuterait le lundi 13 mars. D’ici là, il n’exclut pas que d’autres moyens de pression puissent s’ajouter à l’interruption du service Nomade.

En cas d’arrêt de travail, des services essentiels similaires à ce qui avait été offert en 2004 lors de la dernière grève s’appliqueraient. À l’époque, la plupart des parcours circulaient en semaine aux heures de pointe, soit de 6h15 à 9h15 et de 15h à 18h. Le service était réduit, voire inexistant, les soirs et la fin de semaine.

M. Dolbec soutient que ce déclenchement hâtif s’explique par la récente loi 24 sur les négociations dans le secteur municipal, qui prévoit l’intervention d’un médiateur après seulement 150 jours de discussions. Les chauffeurs craignent de perdre leur rapport de force à cette échéance et de se faire imposer une convention collective par le gouvernement provincial.

Rappelons qu’en 2009, il avait fallu 3 ans pour convenir du renouvellement de la convention collective, mais il n’y avait eu aucune interruption de service pour les usagers.

Organisation du travail

Ce sont les horaires de travail, davantage que les questions des salaires et du régime de retraite, qui seraient au coeur du litige. Le syndicat affirme que des demandes de la partie patronale nuiraient directement à la conciliation famille-travail.

Il évoque l’amplitude des journées de travail, qui force actuellement les chauffeurs à se rendre disponibles jusqu’à 12 heures par jour pour réaliser des chiffres coupés lors des heures de pointe. Le syndicat ne souhaite pas voir ce seuil augmenté.

2 mars 2017