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Anacolor : des citoyens s’impatientent (entrevue)

Des citoyens de Cap-Rouge excédés par les émanations de l’usine Anacolor déposeront lundi à l’hôtel de ville une pétition réclamant la relocalisation de l’entreprise.

On en parle en ondes:

En entrevue à CKRL, la porte-parole du Regroupement citoyen pour la qualité de l’air de Cap-Rouge, Stéphanie Houde, mentionne que les résidents sont déçus «de constater que le quotidien reste du pareil au même», malgré l’échéance du 1er février qui avait été imposée par le Ministère de l’Environnement.

L’entreprise, qui se spécialise dans la peinture de métaux, conteste le certificat d’autorisation la sommant de diminuer de 90% ses émissions de composés organiques volatils (COV), estimant que les normes environnementales auxquelles il fait référence ne sont pas applicables. La cause est présentement devant le Tribunal administratif du Québec.

Entre temps, les citoyens ont répliqué par une demande d’injonction, qui suit son cours présentement, et par un recours collectif, qui devrait être annoncé sous peu.

Rencontre d’information

Mercredi soir, quelque 80 résidents de Cap-Rouge ont participé à une rencontre d’information organisée par leur regroupement, au cours de laquelle une firme d’avocat a présenté les recours qui s’offrent à eux. Une spécialiste en chimie toxicologie était aussi présente pour expliquer les rapports du ministère de l’Environnement, qui démontrent que plusieurs polluants sont présents dans des concentrations inquiétantes.

Mme Houde précise que «nos inquiétudes vont au-delà des odeurs», car plusieurs COV sont inodores. Ainsi, «on est inquiet quand ça sent, [mais] on a aussi des raisons de s’inquiéter quand ça ne sent pas», exprime-t-elle.

Les citoyens souhaitent une intervention rapide

Stéphanie Houde croit que la Ville de Québec pourrait agir en mettant à l’amende Anacolor en vertu de son règlement sur les nuisances. Dans les dernières années, l’entreprise n’aurait fait face qu’à une seule sanction pécuniaire et n’y aurait toujours pas donné suite.

La citoyenne s’est dite déçue du manque de réactivité des pouvoirs politiques des paliers municipal et provincial.

«C’est une grande incompréhension de notre part. On se demande comment ça se fait qu’ils n’agissent pas, qu’ils ne sanctionnent pas, alors qu’ils ont le pouvoir de le faire, parce que pendant ce temps notre quotidien reste le même et les enfants continuent de respirer ça dans la cour d’école», dit-elle, en faisant référence à l’inaction du ministère de l’Environnement et à l’école primaire Marguerite d’Youville située à proximité de l’usine.

16 février 2017