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Saint-Jean-Baptiste : le projet d’écoquartier bien vivant

La rue Saint-JeanPrimeur – Signe que le projet d’écoquartier est encore bien vivant dans Saint-Jean-Baptiste, les résidents du quartier se sont réunis de nouveau, mercredi soir, pour discuter de développement durable.

La conférencière Maryse Boivin a présenté les résultats de sa thèse de doctorat sur le rôle du développement durable dans l’attractivité touristique. Sa présentation va dans le sens du projet d’écoquartier urbain du Conseil de quartier Saint-Jean-Baptiste, qui a adopté une résolution en ce sens en 2013.

«C’est sûr qu’on n’est pas un écoquartier à 100%, mais on est probablement la formule la plus achevée à Québec actuellement, et on se targue d’être un exemple pour les futurs écoquartiers», mentionne son président, Louis Dumoulin, à l’émission On refait la une.

Il cite le mode de vie des habitants du quartier, incluant leur façon de se déplacer ou encore de fréquenter les commerces de proximité.

Écouter l’entrevue de Louis Dumoulin et Maryse Boivin à l’émission On refait la une :

Une reconnaissance claire du faubourg à titre d’écoquartier permettrait d’améliorer plus rapidement la canopée, qui est de 10% dans le secteur, et d’inciter les promoteurs à réaliser des projets plus verts.

Un quartier accueillant

De son côté, Maryse Boivin entend mettre l’accent, lors de sa conférence, sur l’attractivité touristique importante qu’entraîne le développement durable à l’échelle des quartiers.

Son étude montre d’ailleurs que le cadre de vie (atmosphère urbaine, architecture, accessibilité pour les piétons) pèse davantage que les monuments et les sites d’intérêt dans la décision des touristes pour se loger.

«Si le touriste adopte le transport en commun, s’il marche au lieu de prendre la voiture, s’il s’installe dans les parcs ou sous un arbre pour se rafraichir, il occupe l’espace d’une façon plus positive», souligne Mme Boivin.

«Souvent, on va construire des attraits qui vont être purement touristiques et qui vont finalement séparer les touristes du reste de la population alors que le mélange peut être harmonieux», poursuit-elle.

 

(Crédit photo : Cephas / Wikimedia Commons)

12 janvier 2017